
Autre petit essai pour animer le nez de mon petit lapin, vous en pensez quoi? C'est bon ou pas?
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Que devient le monde autour de tous ces morts ?
Mais que devient-il en ces temps difficiles ?
Tant de lourdes questions, auxquelles bien à tort,
On ne cherche jamais de réponses utiles.
Il n'y a qu'à mirer, là, tout autour de nous,
Ces espaces noircis, ce monde en décadence.
Ces hommes qui se tuent, soit-ils sains ou bien fous
Et qui rivalisent entre eux de malveillance.
Partout on pervertit et tout va de travers.
On rase et on détruit, on dérègle sans crainte.
Que ce soit la nature ou les tréfonds des mers,
On salit, on pourrit sans entendre les plaintes.
Car oui, la terre se plaint, réduite à sangloter.
Nul n'essuie sa larme. Elle lave nos péchés.
Mais un pardon se paie. Elle vient pour se venger.
Furieuse. Elle rince, elle balaie sans traîner.
Ce n'est pas un hasard, si depuis peu d'années,
Les océans, hargneux, se dressent vers le ciel
Et dominent la terre en un haut mur de jais.
Puis s'abattent sanglants, assassins démentiels,
Sur sols et continents, sans compassion aucune.
Et ils noient et ils tuent, tranchant, engloutissant.
Ils lessivent la vie, sous leur témoin : la lune,
Qui les soulève tous et les rabat crûment.
Ce n'est pas un hasard, si à l'aube nouvelle,
D'un siècle encor pur les morts se multiplient.
Aux confins de l'Afrique, où nombre d'âmes seules,
Croulent, gisant sous l'eau en écho à l'Asie.
Où des millions partout, de l'Inde aux Philippines,
Naquissent les mêmes, mais non, jamais égaux.
Où de l'Indonésie, aux confins de la Chine,
S'agglutinent en masse, emportées en mégots.
Là-bas, la neige fond, pouvant prêter à rire.
Et quitte les sommets en torrents monstrueux,
Dévalant les pentes, vous dévoilant le pire,
De ses atouts en mains : déluge impétueux.
Ainsi, vous, les cœurs noirs, démons avilissants,
Abâtardissez tout, les yeux clos, la main sale.
Anéantissez tout, par vos faits infamant,
Laissant derrière vous une nature bien pâle.
Cela n'en finit pas, la liste est longue encore
De ces atrocités, autant de turpitudes.
De cette intempérance, ignominie du sort,
Malheur déjà tracé ; sillon de solitude.
Faut-il vous rappeler la banquise qui file,
Estompée par vos gaz, vilénies carbonées.
Et ses ours qui sombrent tels des barques fragiles.
Ces Empereurs de glace anéantis soufflés.
Et l'ozone troué, laissant passer la mort.
Ainsi que les UV qui nous cuisent la peau.
Cet effet de serre, qui d'un commun accord,
S'évapore en passé, réminiscence en mots.
Et cette Amazonie, déchirée, disloquée.
Morte en gémissement. La terre est orpheline.
Et ce grand Sahara, avançant décidé,
Sur ma terre natale, appauvrie et chagrine.
Malgré l'ampleur du crime et de sa conséquence,
Rien n'est invariable, tout peut encore changer.
Il faut donner de soi, l'espoir est là par chance.
Il faudra s'appliquer, ne rien laisser passer.
Car Gaïa mutilée, a déjà pardonné
A nous en s'excusant, par la sublimation,
De lui restituer son passé fracassé.
Et sans se lamenter, vouons lui tous nos dons.
(Texte écrit par Gorgonzola)